"Qu'y a-t-il dans un nom ?"

Les mesures sans précédent imposées aux populations mondiales ont été justifiées par une supposée pandémie. Il est donc nécessaire, pour commencer, d'avoir une idée précise de la signification de ce terme. Pour paraphraser Shakespeare, "Qu'y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons pandémie, par n'importe quel autre nom serait aussi dévastatrice." Ce n'est pas si simple, les noms sont importants car ils sont chargés de connotations et donc de conséquences. Dans le cas d'une pandémie, un point fondamental est que celle-ci est diversement définie, notamment en raison des changements apportés à la définition d'une épidémie sur laquelle elle repose.

Bien que le terme pandémie ait été introduit pour la première fois dans un traité de 1666 sur la tuberculose,[1] il est resté scientifiquement inutilisé jusqu'à la panique du SIDA, lorsqu'une définition a été donnée par le Dictionary of Epidemiology (DOE). Malgré cela, il reste absent des principaux manuels d'épidémiologie des années 1990.[2]

La 2e édition du DOE de 1987 la définit comme une "épidémie se produisant sur une zone très étendue et frappant généralement une grande partie de la population", et une épidémie comme "l'apparition dans une communauté ou une région de cas d'une maladie, d'un comportement spécifique lié à la santé, ou d'autres événements liés à la santé nettement supérieurs à la normale. La communauté ou la région, ainsi que la période au cours de laquelle les cas se produisent, sont spécifiées avec précision. Le nombre de cas indiquant la présence d'une épidémie varie en fonction de l'agent, de la taille et du type de population exposée, de l'expérience antérieure ou de l'absence d'exposition à la maladie, ainsi que du moment et du lieu de survenance... Un cas unique de maladie transmissible depuis longtemps absente d'une population ou la première invasion par une maladie inconnue auparavant dans cette région exige une déclaration immédiate et une enquête complète sur le terrain ; deux cas d'une telle maladie associés en temps et lieu peuvent constituer une preuve suffisante pour être considérés comme une épidémie."

Depuis, la définition scientifique et administrative du terme pandémie et de celui d'épidémie dont il dépend a été régulièrement étayés, voire modifiée.

1995 : La 3ee édition du DOE laisse les définitions en grande partie inchangées, mais insiste sur l'aspect international d'une pandémie, ajoutant qu'il s'agit d'une "épidémie se produisant dans le monde entier, ou dans une zone très étendue, et traversant les frontières internationales". Elle ajoute également quelques exemples, dont le cancer vaginal chez les femmes dont les mères ont pris un certain médicament.

2003 : L'Organisation mondiale de la santé réduit les pandémies à celles qui se comportent comme la grippe : "Une pandémie de grippe se produit lorsqu'apparaît un nouveau virus de la grippe contre lequel la population humaine n'a aucune immunité, ce qui entraîne plusieurs épidémies simultanées dans le monde entier avec un nombre considérable de décès et de maladies."[3]

6 Mai 2009 :[4]l'OMS a modifié sa définition comme suit : "Une épidémie de maladie se produit lorsqu'il y a davantage de cas de cette maladie que la normale. Une pandémie est une épidémie mondiale d'une maladie. Une pandémie de grippe peut se produire lorsqu'apparaît un nouveau virus de la grippe contre lequel la population humaine n'est pas immunisée."[5]

2014 : L'édition la plus récente du DOE a apporté de nouvelles précisions : "Seules certaines pandémies provoquent une maladie grave chez certains individus ou au niveau d'une population. Les caractéristiques d'un agent infectieux influençant la causalité d'une pandémie sont les suivantes : l'agent doit être capable d'infecter les humains, de provoquer une maladie chez les humains et de se propager facilement d'humain à humain."

Ces définitions sont problématiques. La science est une question de comparaison par rapport à une référence externe. Les concepts absolus comme le chaud ou le froid sont subjectifs et non scientifiques. Ce qui est scientifique, ce sont les concepts relatifs de plus chaud et plus froid. Il en va de même pour les concepts de "nombres considérables" et de "grands nombres". Des chaînes de chiffres déconnectées peuvent alimenter le mysticisme numérique, mais n'ont aucune valeur scientifique. Un problème consiste à déterminer une référence objective précise par rapport à laquelle une maladie pourrait être qualifiée d'épidémie ou de pandémie. Les comparaisons avec des maladies dont le nombre de cas est "normal" sont inadéquates. Qu'est-ce qui est "normal" ? Ce qui se passe chaque année ? Étant donné qu'il peut y avoir des différences notables entre les années, s'agit-il d'une moyenne ou d'une médiane ? Sur combien d'années ? Par ailleurs, quand peut-on parler d' "excès net" ? L'imprécision subjective ne peut être supprimée. Même le "temps et le lieu" sont laissés à l'appréciation de chacun.

Il s'ensuit des définitions susmentionnées qu'il ne s'agit pas seulement de savoir s'il y a eu une pandémie, mais de savoir ce que nous entendons réellement lorsque nous affirmons qu'il y a pandémie. Ainsi, alors que les conceptions populaires continuent d'invoquer "un danger pour le public et un très grand nombre de victimes",[6] les définitions du DOE et de l'OMS d'une pandémie n'évoquent plus des visions cauchemardesques d'un nombre faramineux de victimes. Selon la seconde, s'agissant d'une nouvelle maladie, il suffit qu'il n'y ait qu'un seul cas car un seul serait évidemment "plus que normal". Par ailleurs, il n'y a plus d'allusions à des décès, seulement à des cas.

Étant donné la subjectivité du terme épidémie, la Chambre des Lords avait déjà fait valoir en 1996 que "des définitions administratives peuvent être établies pour différentes maladies dans lesquelles un seuil arbitraire est sélectionné au-delà duquel le terme "épidémie" est appliqué".[7] C'est précisément ce que les gouvernements britannique et autres ont fait au début du siècle à propos de la grippe, ouvrant ainsi la porte à l'élargissement de cet arbitraire à d'autres maladies.

Qui plus est, la définition épidémiologique inclut des maladies non contagieuses, comme le montre l'exemple du cancer du vagin, bien que sa version de 2014 mette explicitement l'accent sur les maladies contagieuses. Ces dernières sont les seules couvertes par les définitions de l'OMS. Celles-ci vont plus loin, elles réduisent les pandémies aux maladies virales. Bien que le DOE reste prudente, l'OMS affirme comme un fait ce qui n'a pas encore été scientifiquement corroboré. En effet, la nature contagieuse et virale des maladies restent des concepts incertains.[8] [9] En fait, aucun virus n'a encore été observé. comme cela a été récemment confirmé expérimentalement. Une expérience récente semble confirmer cette conclusion.[10]  Une vérification indépendante et donc une reproduction restent à venir.

On sait maintenant que les bactéries et les exosomes, qui ne peuvent être distingués de ce que l'on dit être des virus pathologiques,[11] [12] On sait maintenant que les bactéries et les exosomes, qui ne peuvent être distingués de ce que l'on dit être des virus pathologiques[11] [12], sont essentiels à notre maintien en vie. Par conséquent, plutôt que de nous nuire, les virus présumés sont susceptibles de nous aider à recouvrer la santé lorsque nous avons trop de toxines. Leur présence est certainement insuffisante pour provoquer une quelconque maladie. En redéfinissant la maladie par la simple présence de microbes dits contagieux, que nous avons en abondance, nous qualifions tout le monde de malade et de nuisible aux autres. En langage orwellien, la santé est maintenant une maladie et les innocents des criminels.

Les questions continuent donc de nécessiter une réponse : Quand une pandémie est-elle une pandémie ? Quand la santé, une affaire privée, doit-elle devenir une préoccupation publique, dans quelle mesure et de quelle manière ?

 

  1. Harvey, G. Morbus anglicus or a theoretick and practical discourse of consumptions and hipochondriack melancholy. London: William Thackeray. 1694.
  2. Chrities, D., I. Gordon, I., R. F. Heller. 1997. Epidemiology. Sidney: University of New South Wales Press
  3. https://web.archive.org/web/20030202145905/http://www.who.int/csr/disease/influenza/pandemic/en/
  4. https://web.archive.org/web/20090504005605/http://www.who.int/csr/disease/influenza/pandemic/en/
  5. https://web.archive.org/web/20090507005246/http://www.who.int/csr/disease/influenza/pandemic/en/
  6. https://www.ima.org.il/FilesUploadPublic/IMAJ/0/55/27606.pdf
  7. Ibid.
  8. Lester, D., D. Parker. 2019. What really makes you ill?
  9. Engelbrecht, T. et al. 2007. Virus Mania. Trans.: M. Chapelas, D. Egan. Victoria, Canada: Trattford.
  10. https://odysee.com/@OurFreeSociety:2/CPE—Control-Experiment—21-April-2021—English-version:0?
  11. https://www.pnas.org/content/113/33/9155
  12. https://rupress.org/jcb/article/162/6/960/33690/When-is-a-virus-an-exosome