I. La proclamation d'une pandémie

Lorsque l'Autorité mondiale de la santé (OMS) a déclaré une pandémie le 11 mars 2020, cette décision et les mesures coercitives mises en œuvre étaient-elles fondées sur une pandémie détectée?

Compte tenu de l'hypothèse non encore scientifiquement corroborée mais acceptée de l'existence de maladies contagieuses, qui sera abordée par ailleurs, des mesures de distanciation sociale, et notamment des mesures de confinement, ont été appliquées au maximum après le 3e décès d'une maladie supposée contagieuse.[1] Ceci est peut-être conforme aux définitions d'une pandémie données par lOMS ou par le Dictionnaire d'Epidémiologie, selon lesquelles 1 ou 2 cas suffisent, et pourrait être autorisé par les traités internationaux signés depuis 2005,[2] Compte tenu de l'hypothèse non encore scientifiquement corroborée mais acceptée de l'existence de maladies contagieuses, qui sera abordée par ailleurs, des mesures de distanciation sociale, et notamment des mesures de confinement, ont été appliquées au maximum après le 3e décès d'une maladie supposée contagieuse[1]. Ceci est peut-être conforme aux définitions d'une pandémie données par lOMS ou par le Dictionnaire d'Epidémiologie, selon lesquelles 1 ou 2 cas suffisent, et pourrait être autorisé par les traités internationaux signés depuis 2005[2] . mais défie le bon sens et la logique puisque, si l'on prend la contagion au pied de la lettre, ces directives impliqueraient que les pandémies peuvent être perpétuelles sans fin prévisible, impliquant des mesures constantes et continues. La question doit donc être reformulée : les décisions ont-elles été fondées sur ce qui pouvait être accepté comme une pandémie suffisamment grave ?

En nous fondant sur la base de données Eurostat,[3] nous considérons le nombre de décès cumulés hebdomadaires en 2020 jusqu'au début des confinements dans les pays où ceux-ci ont été appliqués, ou jusqu'au début des mesures de distanciation sociale lorsqu'il n'y avait pas de lockdowns. Pour l'Italie, le confinement a commencé le 9 mars, et le nombre de décès jusqu'à la fin de la semaine 11 était inférieur à celui des 11 premières semaines de 2018. Pour la plupart des pays, les mesures et les confinements ont commencé au cours de la semaine 12, mais le nombre de décès jusqu'à la fin de la semaine 12 était inférieur à celui des 12 premières semaines de 2018. Pour l'Allemagne, c'était le 21 mars, et il en va de même jusqu'au 20 mars. Pour les autres pays d'Europe, ce fut au cours de la semaine 13 ou le 24 mars. Pour la Pologne et la Hongrie, les décès sont restés inférieurs à ceux de 2018. Pour Chypre et l'Arménie, ils ont été plus faibles qu'en 2017, pour la Géorgie qu'en 2019. Pour la Grèce, dont la population diminue depuis quelques années, les décès par habitant ont été plus faibles qu'en 2017.

La gravité était-elle néanmoins suffisante pour entraîner un taux d'hospitalisation anormalement élevé ? Les données numériques pures sont peu fiables car la décision d'hospitaliser est une décision subjective et peut être injustifiée, voire néfaste. Les hôpitaux eux-mêmes sont connus pour être la source d'infections,[4] L'hospitalisation pourrait donc contribuer à la détérioration de la santé et à l'augmentation des taux de mortalité. Les données pour l'Angleterre[5] montrent que pour le premier trimestre, 102 194 lits d'hôpitaux ont été occupés par des cas généraux et graves, ce qui est moins qu'en 2018 pour la même période, où 103 335 lits d'hôpitaux étaient occupés. Les données pour les autres pays ne sont pas disponibles. Cependant les taux d'hospitalisation sont connus pour avoir été anormalement élevés dans plusieurs villes françaises en mars 2018[6] et dans plusieurs villes américaines tout au long de l'hiver 2018.[7]

En effet, le nombre de patients diagnostiqués avec la grippe au cours de l'hiver 2018 était plus élevé que ces dernières années dans de nombreux pays, dont la Chine.[8] Comme cela le suggère, toute augmentation significative de la morbidité grave d'une classe de maladie ne serait-ce que pendant une saison, ou une partie de saison puisque la forte occurrence de la grippe n'a pas duré tout l'hiver partout, devrait entraîner une mortalité globale suffisamment élevée. Ceci n'étant pas le cas pour la période précédant des mesures sans précédent de confinement et de distanciation sociale, ces décisions ne pouvaient être fondées que sur des prédictions de pandémie, puisqu'aucune augmentation significative de la mortalité ou des hospitalisations pour 2020 n'était encore survenue.

      1. https://www.politico.eu/article/europes-coronavirus-lockdown-measures-compared/
      2. https://urmieray.com/part-3/
      3. https://ec.europa.eu/eurostat/data/database
      4. https://bmjopen.bmj.com/content/3/10/e003587
      5. https://www.england.nhs.uk/statistics/statistical-work-areas/bed-availability-and-occupancy/bed-data-overnight/
      6. https://www.20minutes.fr/sante/2239611-20180319-hopitaux-pourquoi-services-urgences-satures-plusieurs-villes-france
      7. https://www.statnews.com/2018/01/15/flu-hospital-pandemics/
      8. http://en.nhc.gov.cn/2018-01/10/c_72791.htm